Née en 1954 à Mécheria, Habiba est arrivé en France à l'âge de 10 ans. Elle suit une scolarité normale, jusqu’à l’âge de 16 ans à Lodève puis la fermeture de l’école Sacré-Cœur, une école de secrétariat-comptabilité, l’oblige à poursuivre ailleurs... Elle ira à Aix-en-Provence chez sa grande sœur, Fatna. Cette dernière l’inscrit à l’école Sainte-Marie où elle passe trois années à étudier le secrétariat et la comptabilité.
Habiba KECHOUT
Artiste Peintre
"Mon expérience à la manufacture m'a énormément appris sur le travail de la couleur, mais je me sentais quelque peu enfermée en raison du cadre un peu trop rigide, strict... En effet, nous avions très peu de liberté face aux différents œuvres des peintres dont il fallait rigoureusement respecter les choix. Par son enseignement, Yann Liébard m'a beaucoup apporté, non seulement dans la maîtrise du dessin mais surtout dans l'art de se lâcher et de peindre avec mes sentiments."
Mon Histoire
De retour à Lodève, Habiba va, comme toutes les femmes de la famille, tenter de rentrer à l’Atelier de tapis de Lodève. «C’est en voyant ma sœur Zohra dessiner que j’ai eu envie d’entrer à l’atelier de tapis. C’est elle qui, la première, m’a donné le goût et l’envie de dessiner. J’ai donc tout naturellement cherché, par tous les moyens, à entrer à l’atelier de tapis...pour dessiner !». De 1976 à 2008, Habiba va dessiner, tisser, dessiner à nouveau et diriger l’atelier de tapis lodévois, annexe de la Manufacture de la Savonnerie.
Plutôt douée pour le dessin, Habiba se passionne pour la peinture, notamment celle du peintre espagnol, Pablo Picasso, dont le travail va la bouleverser mais surtout l’inspirer. à côté de son travail à l'atelier, elle prend des cours dessin. Elle peint également, de plus en plus, et notamment pour préparer le concours d'artiste-licier. Et c'est naturellement qu'elle choisit une reproduction de Picasso pour son premier ouvrage : le "Portrait de Dora Maar".
Après quelques reproductions où se révèlent ses talents d'artiste - un regard et une palette de couleurs très étendue -, elle travaille sur des créations plus personnelles. Peindre devient son moyen d'expression privilégié et apparaît surtout comme une nécessité. Elle ose exprimer, sur la Toile, ses sentiments, ses émotions. Elle croque "L'Autre". Elle peint ses désirs, ses joies, ses peines, ses peurs... Elle créé son univers, un univers souvent mélancolique, qu'elle a choisi de partager même s'il est vrai, elle expose peu. "La peinture a toujours été un plaisir pour moi, pas une marchandise. Et je veux garder ce plaisir-là intacte."
En 2001, pour la première fois, elle dévoile quelques-unes de ses œuvres à Lodève : organisée par Bernard Derrieu, cette exposition montre sa vision de "L'Aurte" : des visages, des regards, des émotions.
En 2004, dans le cadre du Festival des Voix de la Méditerranée, et avec le soutien de Vincent Fabregat, elle expose ses nouvelles créations au "Café de Minuit" : une série inspirée de son dernier voyage en Algérie, un retour dans sa ville natale qui l'a fortement bouleversé et qui a réveillé des émotions, certains souvenirs enfouis aussi... Aux côtés de Yann Liébard, Habiba va également s'essayer à la sculpture, se révélant même être un disciple plutôt habile et volontaire.
En 2012, la gallerie 'Ô Marche du Palais' organise une expoistions dans laquelle Habiba fait découvrir sa nouvelles série de tableaux 'Univers-elle'.
En 2018, le Restaurant Cave à vin, la Méridienne des Sens organise une exposition dans laquelle Habiba KECHOUT va présenter sa dernière série de tableaux nommée "Révolutions".
Habiba continue simplement de peindre, d’explorer des formes et des couleurs, et de faire évoluer son expression personnelle.

















